CHAPITRE
1
Cela se fit très simplement au mois de juillet 1904.
Elle avait décidé Jean à prendre son congé dans les montagnes et à l’emmener.
Catherine et Jean se retrouvèrent à la gare de Lyon et s’en furent en Savoie.
Ils avaient comploté un voyage à pied.
L’itinéraire n’était pas arrêté dans tous ses détails, et cela prit une bonne partie de la nuit dans le train à discuter les chemins, les vallées.
Ce mois de juillet-là était d’une chaleur exceptionnelle.
Il y avait plus de fleurs dans les champs que Catherine n’en avait vu de toute sa vie. Sans parler de la lavande qui était une découverte pour elle.
Des papillons rouges et bleus tournoyaient au-dessus des champs et s’endormaient collés ensemble, à deux, sur des fleurs. Les montagnes faisaient à leur voyage un décor fantastique où Jean naissait pour Catherine, à une nouvelle vie.
Comme il était fort !
Il courait devant, lui chercher à boire aux sources, quand elle n’en pouvait plus de soleil…. .
Ils passèrent trois jours à Bonneville.
Trois jours d’hôtel, avec de paresseuses soirées à la sortie de la ville.
Ils ne faisaient plus guère attention à cet itinéraire qu’ils s’étaient d’abord tracés.
Au bout de quelques kilomètres, une auberge les arrêtait.
Le mont Blanc ne les intéressait plus. Ils grimpaient dans la montagne, histoire de trouver quelques arbres, un ruisseau. Puis le soir les surprenait, et ils revenaient à la chambre rudimentaire choisie le matin.
ILe soleil était devenu si brûlant que Catherine s’en trouva presque mal. Jean lui baigna le front avec l’eau fraîche de I’Arve. Bien qu’on leur ait cent fois dit de ne pas en boire, ils ne purent résister à l’attrait de cette eau de neige fondue, qui a la réputation de donner la mort
Ils riaient pour un rien.
Ils couraient dans l’herbe. Ils s’enfonçaient dans la Savoie.
Chaque pierre du torrent avait ses raisons de les arrêter. Chaque goutte d’eau était une merveille !
Ils découvrirent en chemin dix manières de se tenir l’un contre l’autre qui était à la fois la meilleure pour la marche, et une raison de ne pas faire un pas de plus.
Ils mirent un temps infini à faire les cinq kilomètres, au plus, qui séparent le confluent de l’Arve et du village de Cluses.
Cela se fit très simplement au mois de juillet 1904.
Elle avait décidé Jean à prendre son congé dans les montagnes et à l’emmener.
Catherine et Jean se retrouvèrent à la gare de Lyon et s’en furent en Savoie.
Ils avaient comploté un voyage à pied.
L’itinéraire n’était pas arrêté dans tous ses détails, et cela prit une bonne partie de la nuit dans le train à discuter les chemins, les vallées.
Ce mois de juillet-là était d’une chaleur exceptionnelle.
Il y avait plus de fleurs dans les champs que Catherine n’en avait vu de toute sa vie. Sans parler de la lavande qui était une découverte pour elle.
Des papillons rouges et bleus tournoyaient au-dessus des champs et s’endormaient collés ensemble, à deux, sur des fleurs. Les montagnes faisaient à leur voyage un décor fantastique où Jean naissait pour Catherine, à une nouvelle vie.
Comme il était fort !
Il courait devant, lui chercher à boire aux sources, quand elle n’en pouvait plus de soleil…. .
Ils passèrent trois jours à Bonneville.
Trois jours d’hôtel, avec de paresseuses soirées à la sortie de la ville.
Ils ne faisaient plus guère attention à cet itinéraire qu’ils s’étaient d’abord tracés.
Au bout de quelques kilomètres, une auberge les arrêtait.
Le mont Blanc ne les intéressait plus. Ils grimpaient dans la montagne, histoire de trouver quelques arbres, un ruisseau. Puis le soir les surprenait, et ils revenaient à la chambre rudimentaire choisie le matin.
ILe soleil était devenu si brûlant que Catherine s’en trouva presque mal. Jean lui baigna le front avec l’eau fraîche de I’Arve. Bien qu’on leur ait cent fois dit de ne pas en boire, ils ne purent résister à l’attrait de cette eau de neige fondue, qui a la réputation de donner la mort
Ils riaient pour un rien.
Ils couraient dans l’herbe. Ils s’enfonçaient dans la Savoie.
Chaque pierre du torrent avait ses raisons de les arrêter. Chaque goutte d’eau était une merveille !
Ils découvrirent en chemin dix manières de se tenir l’un contre l’autre qui était à la fois la meilleure pour la marche, et une raison de ne pas faire un pas de plus.
Ils mirent un temps infini à faire les cinq kilomètres, au plus, qui séparent le confluent de l’Arve et du village de Cluses.




