« Le spectre rouge »

Un extrait du roman de Louis Aragon, « les cloches de Bâle ».
Spectacle Jeune Public à partir de 12 ans.
Adaptation et mise en scène : Gérald Dumont
Avec Nathalie Grenat
Musique : Junior Cony
Images : Laurent Melon
Régie générale : Eric Blondeau
Scénographie : Gérald Dumont



Ce spectacle est la rencontre de quatre artistes autour d’un texte d’Aragon :
Un metteur en scène, une actrice, narratrice de cette journée si particulière de juillet 1904. Un musicien, offrant une partition contemporaine et rythmée, et d’un plasticien, projetant ses images aux rythmes de la musique et du texte. Dans cet univers visuel et musical, l’histoire se déroule alors comme une longue chanson parlée.
Le texte d’Aragon prend alors une force inconnue.

C’est évidement une histoire simplifiée qui est racontée.
L’attention est portée sur Catherine et Jean, la manifestation, les coups de feu, l’enfant mort et sa mère.
Le contexte historique et sociale, les raisons de la grève ne sont qu’effleurées.
Nous n’avons pas la prétention de faire un spectacle historique.
Par contre, nous revendiquons son aspect pédagogique. (Les années 1900, les premières luttes sociales, l’écriture d’Aragon, les courants artistiques, etc…)

Ce spectacle est avant tout un travail de transmission du texte d’Aragon.
Comment faire découvrir un texte on ne peut plus littéraire, en faire comprendre les enjeux, sociaux, politiques, historiques, en le rendant aussi simple qu’un conte, ou qu’une longue chanson ?

Parler d’un conte en ce qui concerne Aragon pourrait paraître complètement injustifié.
Pourtant, les coupes de texte auxquelles j’ai dû procéder entraînent la narration dans un véritable déroulé dramatique.
En effet, d’un point de vue formel, l’histoire reprend de nombreux éléments du conte traditionnel. Le voyage des héros, des rencontres, des épreuves.
Je me suis également forcé à écrire à composer un récit «captivant », avec un chapitrage précis s’achevant toujours sur un suspense, une interrogation.
La mise en scène répond à la nécessité de l’écriture d’Aragon. Elle est précise et incisive. Il y a de la musicalité dans ses mots.
Nous sommes dans la pure narration. Je raconte une histoire. Je ne m’entoure d’aucun artifice scénographique. Je me considère comme un conteur lors d’une veillée. Je dois donc susciter constamment l’intérêt, et le sort des 2 héros doit tenir en haleine le spectateur.
Le tragique est dans la force des mots, leur interprétation et la musique qui les accompagne.
Musique et texte se rendent alors mutuellement service, se nourrissent l’un et l’autre.
Les deux doivent s’imbriquer.
C’est un spectacle léger, permettant d’être joué partout.
Autonome aussi bien pour les lumières que le son, « Le spectre rouge » se veut être accessible, et pourtant amener de la magie, de l’inattendu.

Co-productions : Théâtre K., Ville d’Avion, la ville d’Hellemmes, avec le soutien du Ministère de la Culture, Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, Conseil Général du Nord, Ligue de l’enseignement 62 et de La Générale de Centrifuge. Le Théâtre K. est un Makiniste Associé (le collectif).
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